Mis à jour le Mercredi 20 Mars 2013 à

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Foire au boudin blanc : « Développer le côté folklore »

Rédaction en ligne

Dans près d'un mois, le 28 avril, aura lieu la foire au boudin place de Caen. L'occasion de faire le point avec Gérard Leduc, président de l'association de la confrérie.
Gérard Leduc voudrait passer à une fête grand format en utilisant l'Atmosphère.

Gérard Leduc voudrait passer à une fête grand format en utilisant l'Atmosphère.

LE 28 avril prochain aura lieu la foire au boudin blanc sous les halles et place de Caen. Mais aurait-elle pu se dérouler à la salle Atmosphère ? Entretien avec la cheville ouvrière, président de l'association de la confrérie du boudin blanc, Gérard Leduc.

En 2011, il n'y a pas eu de foire au boudin à Rethel jusqu'à ce que vous manifestiez le désir de reprendre le flambeau, que s'est-t-il passé ?
Gérard Leduc : « La foire existe depuis 1984. A ce moment-là j'étais employé à la mairie au service fêtes et cérémonies, jusqu'en 2009. En tant qu'employé j'avais participé aux fêtes du boudin. Je trouvais dommage qu'il n'y ait plus cette manifestation sur Rethel en 2011, faute de bénévoles pouvant s'investir. Mais cela s'est fait avec Simon Percheron, vice-président de l'association qui est venu me chercher et j'ai dit oui. »

Le support de la foire au boudin blanc, c'est la confrérie, mais vous considérez-vous comme leader de cette confrérie ?
G. L. : « La confrérie était constituée au départ des professionnels de la charcuterie qui avaient pour but de faire connaître le boudin blanc, d'où l'idée de la foire qui existait déjà avant la confrérie. Aujourd'hui le côté folklorique de la confrérie n'est pas développé. On a les tenues, les médailles, mais il faut du temps pour développer le côté folklore, et là ça pêche un peu. Cela dit, j'ai repris la foire plus que la confrérie qui n'est qu'un support pour l'événement. Il est naturel que les charcutiers soient présents. On a eu envie que la foire continue d'exister, donc on a trouvé une solution. Ma préoccupation, c'est de développer l'animation sur Rethel. »

Justement en 2012 quand vous aviez repris la foire, vous parliez de créer un gros événement avec une vedette et pourquoi pas à la salle Atmosphère. Pourquoi la foire a lieu finalement aux halles ?
G.L. : « C'est vrai que nous aimerions relancer l'idée d'une foire avec une vedette comme au temps de la grande époque de la foire au boudin qui avait lieu au foirail et où on faisait 15 000 entrées dans les années 1990-1995.
A l'époque c'était 20 francs l'entrée. On avait eu des têtes d'affiche comme Lova Moor, Richard Anthony, Gilbert Montagné, et j'en oublie. C'est une idée que l'on voudrait renouveler, oui, il faudrait réintégrer le centre et utiliser la salle Atmosphère.
On trouverait un plus grand format, avec une foire payante avec une vedette avant le concours de boudin blanc, qui se déroulerait sur le parking de la salle des fêtes. Mais ce format n'a pas pu se faire cette année. Tout simplement parce que j'ai contacté la Ville et qu'on m'a demandé 2 000 euros pour la salle.
J'estime que cette foire au boudin contribue à la renommée de Rethel et il aurait pu y avoir un geste de la commune. Pour nous la question est la suivante : est-ce qu'on reste un grand marché ou on revient à la formule ancestrale pour l'animation de la ville ? Là aussi le Pays rethélois pourrait être intéressé.
A la belle époque de la foire au boudin, dans les Ardennes, il n'y avait que la fête de Charleville, la foire de Sedan, les fêtes de Sainte-Anne et la foire au boudin. Il est vrai qu'aujourd'hui les foires et les fêtes se multiplient. »

Quel est alors le programme pour cette année ?
G.L. : « Une animation musicale sous la forme d'un jazz band pendant le repas à l'intérieur des halles, le concours du cri du cochon, à midi et le concours du plus gros mangeur de boudins après l'animation musicale. L'an dernier pour le repas on avait fait 200 couverts, on espère faire mieux. »

Quel est le budget de la foire ?
G-L. : « Entre 8 000 et 10 000 euros financés par les emplacements et les repas. La Région qui nous aide, le conseil général ne nous avait rien donné en 2012. Quant à la Ville, elle nous aide techniquement et donne la salle. Si nous avions la salle Atmosphère, nous n'utiliserions pas la salle différemment que pour les repas de mariage. »

Quel est le record à battre pour le concours du plus gros mangeur de boudins ?
G.L. : « 25 boudins en une demi-heure, record de 2010 ! »

 

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