Mis à jour le Jeudi 20 Décembre 2012 à

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Les deux premiers contrats d'avenir signés

Rédaction en ligne

Laura Cellier, Vitryate de 23 ans et Baptiste Remongin, 24 ans, domicilié à Droyes, sont les deux premiers bénéficiaires du contrat d'avenir dans le pays vitryat.
De gauche à droite sur la photo : Laura Cellier, 23 ans, Élisabeth Basset, directrice du P'tit Gibus, Sylvie Cendre, sous-préfète,  Francis Didon, membre du Syndicat du Der, Mariane Dorémus, présidente déléguée à la Mission locale, et Baptiste Remongin, 24 ans.

De gauche à droite sur la photo : Laura Cellier, 23 ans, Élisabeth Basset, directrice du P'tit Gibus, Sylvie Cendre, sous-préfète, Francis Didon, membre du Syndicat du Der, Mariane Dorémus, présidente déléguée à la Mission locale, et Baptiste Remongin, 24 ans.

«C'est un acte symboliquement fort ». C'est par ces mots que la représentante de l'État dans l'arrondissement vitryat, Sylvie Cendre, a signé les deux premiers contrats d'avenir mardi en fin d'après-midi à la sous-préfecture. « Cela va permettre aux jeunes d'avoir un emploi, d'accéder à un logement et de trouver un épanouissement personnel », a-t-elle souligné.

Signé pour trois ans, le contrat d'avenir est destiné à des jeunes âgés de 16 à 25 ans, peu ou pas diplômés. L'employeur bénéficie d'aides de l'État à hauteur de 75 % et d'exonération de charges sociales. Le jeune, lui, suit une véritable formation qualifiante avec la présence d'un tuteur.

Après avoir travaillé cinq ans comme saisonnier au Syndicat du Der, Baptiste Remongin, 24 ans, domicilié à Droyes (Haute-Marne), sera employé comme agent d'entretien des espaces verts. Il sera rémunéré au SMIC. « C'est un bol d'air ! confie-t-il, la mine ravie. Jusqu'à présent, je travaillais de mars à octobre-novembre. L'hiver, j'étais au chômage. Grâce à ce contrat de trois ans, je vais enfin pouvoir finaliser mon projet ». Baptiste veut construire sa propre maison. Il a déjà dessiné les plans…

Pour son employeur, le Syndicat du Der, « ce type de contrat de travail est parfait ». « Il nous permet de former un jeune selon nos besoins, explique Sophie Gauberville, chargée de mission. Chez nous, un agent d'entretien des espaces verts s'occupe aussi bien des fontaines, des plages, des bâtiments publics, de la démoustication… Les missions sont multiples ». Elle brandit également l'aide non négligeable de l'État. « 75 %, c'est énorme ! confie-t-elle. Ça nous a mis le pied à l'étrier ».

« Une belle opportunité »

Laura Cellier, 23 ans, demeurant à Vitry-le-François, travaillera, quant à elle, au P'tit Gibus. Une association qu'elle connaît bien puisqu'elle est animatrice depuis trois ans au centre de loisirs, à l'accueil périscolaire, aux anniversaires… « Là, je vais pouvoir travailler davantage avec les familles », se réjouit-elle.

Grâce au volet formation, cette jeune fille pourra passer son brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, dans la spécialité qu'elle a choisie. « Au bout des trois ans, j'aurai une certification que je pourrai monnayer sur le marché du travail. C'est une belle opportunité qui s'offre à moi », assure Laura qui a connu une période de chômage de six mois. Et avec ses premiers salaires, elle compte remplacer sa voiture qui commence à vieillir.

« On était contente d'elle et on voulait la garder. L'aide de l'État nous a permis de l'embaucher au moins pour trois ans, estime Élisabeth Basset, directrice de P'tit Gibus. Et puis, ça consolide l'équipe ! »

Au bout des trois ans, ces deux jeunes espèrent pouvoir décrocher un CDI et « vivre sans se poser la question du lendemain ». Une volonté partagée par les deux employeurs. Sur le bassin vitryat, le chômage des 17-25 ans atteint 18 %. Un chiffre supérieur au département de la Marne (17 %).

 

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