Mis à jour le Dimanche 8 Décembre 2013 à

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Le prix du cadeau de Noël des mairies à leurs administrés

E.L

FINANCES. Les habits de lumière, les animations, les chalets de Noël et leur surveillance grignotent une petite part des budgets communaux. Revue de détail à Reims, Charleville-Mézières et Laon.

La Ville de Reims est généreuse pour combler de joie les petits et les grands à l’occasion des fêtes de fin d’année. Les trois villages de Noël, la crèche vivante, la piste de luge et de ski, la déambulation d’artistes, les parades et les nombreuses animations font le bonheur de tous depuis le 22 novembre pour s’achever à la veille de la rentrée des classes. Ce programme riche et haut en couleur a un coût inégalé dans la région Champagne-Ardenne et en Picardie. Cette année encore, la municipalité va mettre la main à la poche à hauteur de plus d’un million d’euros. C’est une belle cagnotte mais il n’y a « pas de coût supplémentaire par rapport aux autres années », commente Marie-Noëlle Gabet, adjointe au Commerce de la Ville de Reims.

Le Petit Poucet

À Reims, le poste le plus gourmand reste celui des illuminations avec « une enveloppe de 830 000 euros pour l’installation, la maintenance, la location des motifs lumineux et leur dépose au mois de janvier ».

« Cette dépense reste constante depuis notre arrivée. Par contre, nous avons changé la répartition des illuminations pour qu’elles profitent à tous », précise l’élue rémoise. Les quartiers d’Orgeval, de Croix-Rouge, avec l’avenue Bonaparte et les différentes entrées de la ville, brillent de mille feux. En tout, une petite centaine de rues et de places brille pendant près de deux mois. Cette décentralisation vise aussi les chalets de Noël répartis en trois points, la place d’Erlon, la place du Forum et celle de l’hôtel de ville. « Personnellement, je voulais éclater le marché de Noël comme à Strasbourg ou à Colmar. Si nous sommes réélus, je voudrais que l’on aille sur le parvis de la cathédrale », poursuit-elle. La mairie de Reims participe aussi au financement des animations au moyen d’une subvention de 110 000 euros confiée aux Vitrines de Reims, spécifiquement pour les fêtes de Noël.

Les Vitrines de Reims gèrent, entre autres, leurs 135 chalets proposés à la location. La mairie, quant à elle, en met généreusement à disposition une quinzaine. L’autre effort porte sur l’animation de la place du Forum avec une manne de 170 000 euros pour sa patinoire, son petit train et son chalet du père Noël.

À côté de Reims, la Ville de Laon fait figure de Petit Poucet « avec un budget global de 40 000 euros », rapporte David Vitu. Une somme qui reste à relativiser puisque les animations de Noël sont concentrées sur deux jours, les 21 et 22 décembre. « Nous avons choisi ces dates car c’est l’amorce des vacances scolaires », indique le chef de cabinet du maire. Le programme est malgré tout dense avec une atmosphère intime et chaleureuse à la fois. « Nous aurons un marché artisanal, une luge de 28 mètres à six couloirs, un petit train dans une forêt de sapins et plein d’animations pour les enfants. Les activités statiques comme la magie, les contes et les spectacles se tiennent au chaud dans la salle gothique », poursuit-il.

« La gratuité complète »

Le grand principe de la Ville de Laon est « la gratuité complète » des activités, même pour les photos avec le père Noël. « L’an passé, nous avons envoyé entre 700 et 800 photos à domicile. C’est là que nous nous sommes aperçus que nous avions un large public avec des gens venus de Soissons et de Château-Thierry », précise David Vitu. L’autre temps fort sera marqué par l’arrivée du père Noël qui descendra jusqu’aux enfants au moyen d’une tyrolienne avec l’aide des sapeurs-pompiers du Grimp pour la traditionnelle distribution de bonbons. Avant le feu d’artifice comme clou du spectacle.

Entre Reims et Laon, la Ville de Charleville-Mézières entre en scène avec un budget de 92 000 euros dont environ la moitié est consacrée à l’animation pure. « La partie scénographique avec les décorations, les artistes, l’enneigement, le traîneau du père Noël, l’accrobranche et la vingtaine de chalets est assurée par un prestataire unique qui a tout sur sa palette pour un coût de 45 000 euros », explique Olivier Bonaque, responsable du service animation commerciale. Un autre prestataire fournit l’ambiance musicale pour 3 750 euros. Côté décors, la forêt de bouleaux et de sapins, y compris trois géants de 15 mètres, revient à environ 25 000 euros. Reste un autre gros poste avec le gardiennage qui coûte la bagatelle de 25 000 euros jusqu’au démontage du décor pour éviter de tenter le diable.

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