Mis à jour le Jeudi 13 Mars 2014 à

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Enterré vivant, le chat a été retrouvé mort

Sophie Bracquemart

PERTHES (08). Cela faisait trois semaines que Nicolas* cherchait son chat. Il l’a retrouvé dimanche, à demi enterré dans un champ. L’animal était en état de décomposition.


Vraisemblablement enterré vivant, le petit chat a été retrouvé mort dans un champs à Perthes.

Aurélien Laudy

Vraisemblablement enterré vivant, le petit chat a été retrouvé mort dans un champs à Perthes.

J e ne dors plus, je ne mange plus  », déclare Nicolas*. «  Ça me prend là.  » Le Perthois a perdu son chat le 20 février. La dernière fois qu’il l’a vu, c’était au petit-déjeuner. «  Je l’ai cherché partout, raconte-t-il, j’ai interrogé en vain mes voisins. Quand un chat ne revient pas, c’est qu’il a un problème.  » Le Perthois ne s’y était pas trompé. Il a retrouvé sa «  puce  » dimanche matin dans de bien tristes circonstances.

«  Ma voisine Suzy, qui fait de la marche, m’a dit l’avoir aperçu et m’a expliqué où le trouver.  » Nicolas a pris sa voiture pour aller le chercher. «  C’était à plus d’un kilomètre de là.  » Dans le prolongement du chemin d’Avançon, à proximité d’une haie.

De type européen, le chat était à demi enterré dans la terre.

Son corps en état de décomposition. La gueule grande ouverte. «  J’ai été choqué, déclare Nicolas, j’en ai même pleuré. S’en prendre à une pauvre bête, c’est vraiment n’importe quoi.  »

Le Perthois, affecté, a déterré le petit animal. «  Je l’ai ramené chez moi avant d’appeler le vétérinaire.  » Ce dernier a fait une radio. «  Il n’y avait aucune trace de fracture.  » Le pauvre homme en a déduit que le chat avait été enterré vivant, à moins d’avoir été préalablement empoisonné.

L’éventualité de porter plainte ne l’a même pas effleuré. «  Pour quoi faire  ? », demande-t-il en haussant les épaules. «  Ça fait trente-cinq ans que ça dure et qu’on s’en prend à mes bêtes. Et ça n’arrive pas qu’à moi ! Je ne suis pas le seul à avoir eu des chats empoisonnés sur la commune, explique-t-il, mais ici les gens ne bougent pas.  »

De nombreux chats ont déjà partagé la vie de Nicolas. Reste que sa «  puce était une bête unique ! Elle me faisait des carresses et des carresses. Il ne lui manquait que la parole ! Il faut vraiment être inhumain pour faire une chose pareille  ».

*Nicolas est un prénom d’emprunt, le Perthois craignant d’être importuné si son identité est révélée. « J’ai déjà fait plusieurs articles dans le journal», raconte-t-il. Cela m’avait valu de recevoir des appels téléhoniques malveillants et de nombreuses lettres anonymes.

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